Le Piège Royal !
Une coproduction Institut de Sondage et Médias.
Une coproduction Institut de Sondage et Médias.
Manipulation, arrogance, ou incapacité… les trois à la fois certainement… Mais trop tard, le mal sera fait.
A deux ans des élections, la plupart des médias et les instituts de sondages savent :- ce que les français pensent, ce que les Français veulent et… ceux qu’ils aiment… .
Et jusqu’aux présidentielles, ils vont nous le marteler, nous bassiner.
S’ils se plantent, ils pourront toujours se défendre… On nous a menti ! : « S’ils se sont un peu, beaucoup trompés, c’est qu’on les a trompés ! Car le peuple de France est devenu insondable, qui ment précisément comme il est sondé. » Pierre Georges chronique du Monde daté du 13 mars 2001(parue sous le titre " Les insondables ").
Incapacité: (les instituts de sondage se sont heurtés à des difficultés techniques inattendues, que révèlent certaines incertitudes liées aux redressements et aux méthodes d’entretien [...] ACRIMED).
Quand on est loin des réalités et qu’on utilise des méthodes dépassées, il suffirait de s’appuyer sur sa légitimité d’Institut (de sondage) pour faire autorité.
« Puisqu’on fait parler les autres, on peut donc parler à leur place et puisqu’on peut parler à leur place, a t-on vraiment besoin de se donner les moyens de les sonder ?
Il suffit d’interroger les sondages.
Sondons les sondages qui sont dans les médias.
Si dans les médias il y a tant de sondages qui disent que S. Royal……. c’est que les médias ont raison puisqu’ils s’appuient sur les sondages, et que les sondages sont certifiés puisqu’ils sont dans les médias ! » (En tout cas si on s’est trompé : c’est pas nous, c’est les sondés qui disent, et on le sait : les sondés y mentent !).
La vraie France est ailleurs. Et comme en 2002…, pour la Constitution, pour les banlieues, pour le CPE,… pour Mai 2006 (?), ils n’auront rien anticipé, rien prévu, rien compris.
Arrogance : Prendre ses désirs pour des réalités et prédire l’avenir doit donner ce sentiment de puissance et de supériorité qui fait traiter par le mépris tout travail d’enquête et d’investigation.
La vraie France est ailleurs. Et comme en 2002…, pour la Constitution, pour les banlieues, pour le CPE,… pour Mai 2006 (?), ils n’auront rien anticipé, rien prévu, rien compris.
Arrogance : Prendre ses désirs pour des réalités et prédire l’avenir doit donner ce sentiment de puissance et de supériorité qui fait traiter par le mépris tout travail d’enquête et d’investigation.
Nul besoin de se mêler à la plèbe pour savoir ce qu’elle pense, il suffit de passer sur les plateaux télé. Collusion entre Médias et Institut de Sondage. C’est là qu’on les retrouve, c’est donc là qu’est l’opinion, c’est donc là qu’est la France. La télévision c’est leur bureau, leurs affaires, un commerce. Entre eux, avec la connivence des animateurs, dans leur Peep (pardon)…Privat show TV, ils se complètent, se congratulent, se flattent…. ils font et refont leur France. Mais, puisque « Vu à la télé » c’est donc un gage de qualité…de vérité !
Manipulation: « les faux prophètes et leurs clients » Cf. :Thomas Ferenczi " Les sondeurs, faux prophètes " édition du Monde du 25 avril... 1995.
A qui profite le crime ?
Projeter S. Royal à l’avant scène c’est d’abord éliminer sans combat (d’idées) les autres présidentiables à gauche. C’est la garantie d’étouffer toutes réflexions sur les méfaits du libéralisme.
A droite, comme chez les ténors du PS, il y a trop de danger à raviver les débats constructifs activés lors du référendum sur la constitution (fini le rêve d’une société plus juste, solidaire et sociale ; finie l’harmonisation sociale et fiscale, la 6eme République……).
C’est ainsi que fonctionne le piège Royal. C’est la bonne candidate car elle n’a rien de particulier à dire. Ce n’est pas une critique de la personne, c’est une question de projet.
Manipulation: « les faux prophètes et leurs clients » Cf. :Thomas Ferenczi " Les sondeurs, faux prophètes " édition du Monde du 25 avril... 1995.
A qui profite le crime ?
Projeter S. Royal à l’avant scène c’est d’abord éliminer sans combat (d’idées) les autres présidentiables à gauche. C’est la garantie d’étouffer toutes réflexions sur les méfaits du libéralisme.
A droite, comme chez les ténors du PS, il y a trop de danger à raviver les débats constructifs activés lors du référendum sur la constitution (fini le rêve d’une société plus juste, solidaire et sociale ; finie l’harmonisation sociale et fiscale, la 6eme République……).
C’est ainsi que fonctionne le piège Royal. C’est la bonne candidate car elle n’a rien de particulier à dire. Ce n’est pas une critique de la personne, c’est une question de projet.
Ce ne sont plus les militants qui décident du candidat PS, mais les médias et les Instituts de sondage : Puisqu’on vous dit que c’est bon ! Que c’est elle !
Mais elle, qu’est-ce qu’elle en pense ? qu’est ce qu’elle en dit ?:
Ah, ben… rien. … mais s’il fallait vraiment…si on la demande très fort… ?
En tout cas elle ne peut rien dire sur le programme puisqu’elle n’est … pas encore candidate… .
Ben… à deux ans des élections, c’est comme même un peu tôt pour faire de la politique.
A droite Sarkozy s’en frotte les mains, il la trouve très sympathique et pour cause… (Il a prouvé que c’était un maître en matière de stratégie politique, son appréciation devrait rendre certains plus méfiant).
A Solférino elle va faire l’unanimité comme chez la plupart des militants. Ne dit-on pas que le PS est un parti d’élus et de petits vieux. Les élus, (pas tous) ceux qui n’ont plus d’avis tant ils s’accrochent à leur(s) mandat(s), et ces anciens (les légitimistes, certainement sincères et honnêtes, mais qui derrière le chef ne forment qu’une seule tête) qui sont mystérieusement réapparus aux urnes et aux petits fours, lors du vote interne sur le référendum de la constitution.
Le piège à gauche c’est d’y croire et de s’y résigner. De concessions en concessions, finie l’envie de se battre. Il serait plus facile de garder son mandat et sa respectabilité en surfant sur l’opinion des instituts de sondage et des médias. Il faut du courage pour s’en affranchir. Aujourd’hui, quitte à être à contre courant de l’opinion publique, il devient moins risqué d’épouser le médiatiquement correct, (voir les réactions après le référendum sur la constitution). Il est plus confortable de jouer les acteurs d’une mise en scène programmée que de défendre ses propres valeurs.
Holà ! Montebourg (qui a dit : « Nouveau Parti Socialiste » ?), Mélenchon, Emmanuelli, Fabius ou d’autres… n’y a-t-il personne aujourd’hui au PS capable d’imposer ce débat d’une gauche alternative ? Peur de la division ? Mais la division elle existe déjà entre les Oui et les Non au PS. Une fracture nette qui a révélé et qui oppose deux visions antagonistes de la société, que les Français ont bien perçu ; qui rend anecdotique le clivage dépassé Gauche/Droite traditionnel.
(C’est pas Mitterrand qui avait dit la veille de sa première élection : ceux qui ne sont pas pour une rupture avec le capitalisme, n’ont rien à faire au PS ?)*.
Ainsi que reste-t’il des valeurs de « Gôche » au PS ? Un slogan, un seul: « Il faut gagner ». Pourquoi…comment ? ce n’est plus le débat!. Gagner à tout prix, car seule la victoire est un but en soit ! Même par défaut, gagner c’est le plus important (est-ce nouveau ?). Peu importe les idées, les valeurs, le programme. Plus besoin de projets, il suffit de se coller aux cortèges des manifestations, de murmurer « justice- social - précarité - démission - démission … », de se faire voir quand le peuple est en colère et d’attendre la virtuelle et mécanique victoire par anti-sarkozysme - Aujourd’hui, faute de réelle alternative, on ne doit pas chercher à voter pour…, quand il suffit de voter contre…- et le piège se referme. La leçon d’Avril 2002 ? elle ne sert à rien!
Alors ! Nous, pauvre petit peuple de gauche, devrons-nous encore attendre longtemps (vainement) dans les propos de nos présidentiables PS l’affirmation d’un projet de société. Le clivage entre une droite/gauche libérale, et une gauche riche de l’alternative ?
MATHIS 19/04/06
http://www.pat-blog-a-part.blogspot.com/
* Congrès d’Epinay, la ligne de rupture avec le capitalisme prévaut, et on valorise le positionnement de gauche et… Mitterrand sera élu !
« Réforme ou révolution ? J'ai envie de dire oui, révolution. Violente ou pacifique, la révolution c'est d'abord une rupture. Celui qui n'accepte pas la rupture, celui qui ne consent pas à la rupture avec l'ordre établi, politique, avec la société capitaliste, celui-là, je le dis, il ne peut pas être adhérent du Parti socialiste. » Mitterrand.
Ben… à deux ans des élections, c’est comme même un peu tôt pour faire de la politique.
A droite Sarkozy s’en frotte les mains, il la trouve très sympathique et pour cause… (Il a prouvé que c’était un maître en matière de stratégie politique, son appréciation devrait rendre certains plus méfiant).
A Solférino elle va faire l’unanimité comme chez la plupart des militants. Ne dit-on pas que le PS est un parti d’élus et de petits vieux. Les élus, (pas tous) ceux qui n’ont plus d’avis tant ils s’accrochent à leur(s) mandat(s), et ces anciens (les légitimistes, certainement sincères et honnêtes, mais qui derrière le chef ne forment qu’une seule tête) qui sont mystérieusement réapparus aux urnes et aux petits fours, lors du vote interne sur le référendum de la constitution.
Le piège à gauche c’est d’y croire et de s’y résigner. De concessions en concessions, finie l’envie de se battre. Il serait plus facile de garder son mandat et sa respectabilité en surfant sur l’opinion des instituts de sondage et des médias. Il faut du courage pour s’en affranchir. Aujourd’hui, quitte à être à contre courant de l’opinion publique, il devient moins risqué d’épouser le médiatiquement correct, (voir les réactions après le référendum sur la constitution). Il est plus confortable de jouer les acteurs d’une mise en scène programmée que de défendre ses propres valeurs.
Holà ! Montebourg (qui a dit : « Nouveau Parti Socialiste » ?), Mélenchon, Emmanuelli, Fabius ou d’autres… n’y a-t-il personne aujourd’hui au PS capable d’imposer ce débat d’une gauche alternative ? Peur de la division ? Mais la division elle existe déjà entre les Oui et les Non au PS. Une fracture nette qui a révélé et qui oppose deux visions antagonistes de la société, que les Français ont bien perçu ; qui rend anecdotique le clivage dépassé Gauche/Droite traditionnel.
(C’est pas Mitterrand qui avait dit la veille de sa première élection : ceux qui ne sont pas pour une rupture avec le capitalisme, n’ont rien à faire au PS ?)*.
Ainsi que reste-t’il des valeurs de « Gôche » au PS ? Un slogan, un seul: « Il faut gagner ». Pourquoi…comment ? ce n’est plus le débat!. Gagner à tout prix, car seule la victoire est un but en soit ! Même par défaut, gagner c’est le plus important (est-ce nouveau ?). Peu importe les idées, les valeurs, le programme. Plus besoin de projets, il suffit de se coller aux cortèges des manifestations, de murmurer « justice- social - précarité - démission - démission … », de se faire voir quand le peuple est en colère et d’attendre la virtuelle et mécanique victoire par anti-sarkozysme - Aujourd’hui, faute de réelle alternative, on ne doit pas chercher à voter pour…, quand il suffit de voter contre…- et le piège se referme. La leçon d’Avril 2002 ? elle ne sert à rien!
Alors ! Nous, pauvre petit peuple de gauche, devrons-nous encore attendre longtemps (vainement) dans les propos de nos présidentiables PS l’affirmation d’un projet de société. Le clivage entre une droite/gauche libérale, et une gauche riche de l’alternative ?
MATHIS 19/04/06
http://www.pat-blog-a-part.blogspot.com/
* Congrès d’Epinay, la ligne de rupture avec le capitalisme prévaut, et on valorise le positionnement de gauche et… Mitterrand sera élu !
« Réforme ou révolution ? J'ai envie de dire oui, révolution. Violente ou pacifique, la révolution c'est d'abord une rupture. Celui qui n'accepte pas la rupture, celui qui ne consent pas à la rupture avec l'ordre établi, politique, avec la société capitaliste, celui-là, je le dis, il ne peut pas être adhérent du Parti socialiste. » Mitterrand.

5 Comments:
Bravo !
Excellente analyse...
A quand la gauche... sans le PS ?
jpc
C'est assez tentant (de faire la gauche sans le PS), mais ils ont la structure, l'argent (il en faut pour faire des campagnes...) etc..., et après tout, ce sont eux qui n'ont rien à faire dans la gauche, dans un parti socialiste, pourquoi leur faire ce cadeau? Pourquoi ne pas se réapproprier le Parti Socialiste. Ils veulent des nouveaux adhérents! Allons-y! Mettons la pression. Partout on a des copains qui hésitent, qui veulent que cela bouge, rassemblons... . Moi j'ai espoir, les manifestations du CPE m'ont fait rencontrer pleins de gens qui discutent, réfléchissent, qui n'ont jamais été encarté mais qui sont prêt à franchir le pas s'ils entendent un autre discours au sein du PS. La minorité dans les courants (PS) aujourd'hui c'est la majorité de demain, et il faut tout faire pour que cela se fasse avant les présidentielles; J'y croip encore, sinon c'est la chronique d'une défaite annoncée. Et ce sera trop tard pour les prochaines élections, car la mondialisation (sauvage) aura fait ses effets et c'est irrémédiable (on a déjà eu un sursis avec la constitution – après on ne pourra pu changer de cadre).
Cordialement
Patrick
Le mercredi 19 juillet 2006 à 23:46, par Hugo - cfo
Lettre ouverte aux cadres et animateurs de Rénover Maintenant.
Quelles qu’aient pu être vos raisons personnelles réelles de créer, rejoindre, construire, et animer la maison commune qu’a constitué RM au cours de ces huit derniers mois, vous savez tous, et mieux que personne, que la large adhésion que ce courant a suscité à l’intérieur autant qu’à l’extérieur du parti socialiste avait pour ultime ressort le refus par les militants que nous sommes tous de sacrifier les convictions politiques à la seule stratégie d’appareil.
Car enfin, pourquoi avoir refusé la synthèse du Mans, au contraire de nombre de nos anciens compagnons de route à NPS, si ce n’est justement pour marquer notre refus commun de sacrifier l’essentiel à l’accessoire ?
L’essentiel, c’est-à-dire la conviction que la remise sur les rails de notre République passe par une refondation des principes de notre démocratie jusque et y compris à l’intérieur de notre parti.
La conviction que la doxa socioéconomique libérale n’est plus (si elle l’a d’ailleurs jamais été) le modèle dans lequel se reconnaissent la majorité de nos concitoyens, et, au 1er chef, de nos concitoyens qui se reconnaissent dans les valeurs fondamentales théoriquement portées par notre parti.
La conviction que les effets dévastateurs de la mondialisation, portée justement par ces choix socioéconomiques, et donc politiques, qui n’apportent de réels bénéfices qu’aux couches de la population qui sont déjà les plus favorisées, peuvent être remis en cause par de vrais choix eux aussi politiques, d’abord à l’échelle de notre pays, puis ensuite, et grâce à cet exemple, à l’échelle de l’Europe.
La conviction que faute de permettre à l’espoir de s’incarner au travers du PS, et même si le courant qui le porte haut et fort demeure encore aujourd’hui minoritaire dans l’appareil du parti, cet espoir en disparaissant entraînerait avec lui le renoncement d’un grand nombre de ceux qui sont aujourd’hui dressés contre le risque que constituent des aventures personnelles si dangereuses à l’évidence pour notre pays et pour la démocratie.
L’accessoire, c’est-à-dire l’hypothétique appartenance de quelques uns d’entre vous à un prochain gouvernement, c’est-à-dire à l’obtention de postes essentiellement honorifiques juchés sur des sièges hautement éjectables…dans l’hypothèse où, de renoncements en compromissions, de constructions stratégiques alambiquées en alliances improbables, nous soyons pas tout simplement en train de revivre les prémices dramatiques d’un nouveau 21 avril…
Car enfin, il ne fait aucun doute à ce jour qu’un ralliement à tel ou tel des candidats qui auront eux reçu l’autorisation de concourir par l’actuelle direction du parti, ne pourra entraîner aucune conséquence en matière d’investiture pour les législatives. Le jeux sont déjà faits. Il ne fait aucun doute que la question des investitures pour les prochaines municipales est encore très loin d’être un réel enjeu alors que tant d’échéances majeures sont encore devant nous avant d’y parvenir.
Et il faut donc se rendre à l’évidence que les seuls conséquences que pourraient actuellement entraîner un ralliement à un(e) candidat(e) qui ne serait pas issu(e) de nos rangs se situent donc au niveau des seules ambitions ministérielles de quelques uns d’entre vous.
Pourtant, qui d’autre que Rénover Maintenant, et donc au 1er chef vous-mêmes, qui avez collectivement accepté la responsabilité des fonctions d’animation de ce courant, pourrait aujourd’hui prendre la relève pour porter le véritable message de la rénovation au cœur de notre parti, d’abord, et de l’ensemble des sympathisants et électeurs de gauche, ensuite.
Et au dessus de tout, pour continuer à fédérer autour de nos idées et de notre maison commune, le PS, ceux-là mêmes qui ont par avance renoncé à être une fois encore les otages de manœuvres politiciennes toujours plus destructrices de notre vision de la démocratie ?
Dans ces circonstances soyez bien conscients que votre responsabilité personnelle est à la hauteur des espoirs que vos engagements ont pu susciter auprès de tous ceux qui, jusqu’à ce jour, vous ont apporté leur soutien , même si ce soutien est parfois critique, parce qu’exigeant.
Soyez vous-mêmes à la hauteur des responsabilités qui sont les vôtres en ne cédant pas à la tentation de choisir à tout prix entre des solutions qui n’en sont pas !
Que le candidat nous soit au final imposé, au vu de l’impossibilité posée par la direction de maintenir notre propre voie, comment l’ignorer aujourd’hui ? Mais comment croire que ce qui sera obligatoirement perçu à l’extérieur comme un ralliement en rase campagne (et quel qu’en soit d’ailleurs le ou la bénéficiaire) pourra nous permettre de faire sortir gagnants nos idées ou nos réseaux ?
Le piège que constitue la clé de voûte des institutions de la Vème république, c’est-à-dire l’élection présidentielle, est en train de se refermer sur nous.
Pour en sortir, une seule solution, continuer à affirmer encore et toujours nos idées particulières, en demeurant indépendants jusqu’au bout.
Indépendants, mais loyaux, car la question du soutien électoral au candidat du PS qui sera finalement désigné par les militants en novembre prochain ne se pose même pas, étant par essence inscrite au cœur de l’engagement de n’importe lequel d’entre nous, militant de base ou cadre du parti.
L’unité (contre la droite, à l’évidence), mais dans la diversité des opinions, et le respect pour la parole de chacun, voilà ce que devrait être le message particulier de Rénover Maintenant, face à une direction du parti dont les tentations hégémoniques sont plus visibles chaque jour qui passe.
Et vous n’en serez, nous n’en serons, que plus forts et plus légitimes à exercer la mission de vigilance politique qui sera à l’évidence nécessaire pour éviter de revivre des épisodes tragiques comme ceux de 2002, si, comme nous le souhaitons tous, le PS voit son candidat arriver en tête à la prochaine présidentielle, en même temps qu’une majorité de gauche au parlement.
Cordialement
Suite aux déclarations d'Arnaud sur S.Royal, aller sur le site instructif de:
http://www.renover-maintenant.org/
Réflexion pour moi même et à haute voix.
Pour faire simple : j’ai le sentiment que dans cette période préélectorale, nos réflexions sur le projet, la construction d’une alternative, (notre combativité) sont minées par l’angoisse anticipée du résultat des présidentielles.
Voulons nous simplement gagner les élections (et c’est déjà beaucoup)………
ou proposer un projet de société (et là on nous oppose le réalisme à l’utopie) ?
Une équation à deux développements différents: faut-il réfléchir et argumenter dans l’objectif de battre la droite, n’est pas la même chose que, faut-il réfléchir et argumenter pour construire une alternative durable à gauche…
Encore faudrait- il le reconnaître et l’admettre car cela conduit à deux stratégies, qui, se contredisant, risquent de s’opposer (de nous opposer ? nous le sentons à travers nos échanges. D’où l’intérêt de débattre).
Ce « conflit d’intérêt » n’est pas nouveau à Gauche, mais il engage l’avenir.
Rétrospectivement, il faut admettre qu’on a trop souvent été amené à voter Contre (donc par défaut) alors qu’on aurait souhaité voter Pour. Si la stratégie du vote contre, peut être payante, elle aurait l’avantage de rassembler pour barrer la droite, elle re-nie cependant, ce « sur quoi elle rassemble » (l’essentiel étant de rassembler plus, donc large), elle stérilise les débats (pour rassembler, ne parlons pas de ce qui fâche) et le projet devient juste un alibi, synthèse d’un consensus mou. Dans ce cas, l’alliance est elle durable (nouvelle alternance) et… constructive pour…un désir d’avenir?
Mais, peut-on parier que cette stratégie tiendra la route face au candidat Sarkozy (à la différence, il prône un discours sans consensus, engagé, refuse les compromis – la force avec laquelle il assène ses convictions (au moins lui les affirme) rendent ses thèses finalement séduisantes à plus d’un. C’est un leader, un tribun. Au-delà du contenu c’est le ton ferme qui rassure et séduit d’abord et du coup certains à gauche cherchent à l’imiter, non pas sur le ton, ni forcément la conviction, mais à la remorque, sur ses thèses).
Peut-on rassembler à gauche, sur une synthèse pavée de bonnes intentions, de généralités?
Peut-on rassembler à gauche avec un candidat libéral PS et voulons nous ancrer le PS dans le libéralisme?
Si on cherche une réponse à ces questions, loin de nos stratégies internes, c'est hors du PS qu'il faut la trouver.
Confronter à ce non choix, le raz le bol ou plutôt le bon sens du peuple de gauche s’est déjà exprimé sur le sujet, par le message qu’il a donné un certain soir d’avril 2002- (bravant les éléphants) il persiste et signe au soir du référendum de la Constitution Européenne.
Non décidément le petit peuple de gauche ne votera plus par défaut, il ne suivra ni les sondages ni les leaders imposés!
En 2007, il sera trop tard pour le comprendre.
C’est cette interprétation qui me fait croire qu’il y a, place, à un projet alternatif et rassembleur à Gauche. Que « c’est le bon moment », pour ancrer le PS à Gauche.
Et tant pis pour ceux qui renient leurs convictions et qui se précipitent dans un ralliement opportunisme.
Patrick LR
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